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Aperçu culturel

Le peuple canarien, de par son caractère insulaire, a conservé des traditions et des coutumes qui ont perduré à travers les siècles et ont forgé une culture très particulière. Dans tous les villages de la commune de Tías, des vestiges témoignent d’un passé lié à la terre et à la mer, aux journées de travail interminables et à la lutte perpétuelle de l’homme pour survivre dans un environnement aride et complexe, où les ressources naturelles se font rares. Ces difficultés ont également forgé un caractère marqué par de profondes convictions religieuses et une foi inébranlable, comme en témoignent les lieux de culte, les festivités religieuses, le folklore et les mythes et légendes de l’île de Lanzarote.

Boules canariennes

Bola Canaria. Imagen de tibiabin.esJeu de lancer de précision dont les règles sont similaires à celles de la pétanque. Le jeu se pratique sur un rectangle de sable délimité, qui se trouvait jadis à proximité des bars et des cantines. L’île compte toujours de nombreux boulodromes près de la mer et sur les places des villages. Si vous souhaitez assister à une partie de boules canariennes, rendez-vous au Varadero. Les habitants s’y réunissent presque quotidiennement pour démontrer leur habileté et leur technique dans des parties très animées qui se prolongent jusqu’à la nuit tombée.

Lutte canarienne

Lucha CanariaLa lutte canarienne est le sport vernaculaire canarien pratiqué dans les huit îles depuis le XVe siècle. Les règles sont simples : deux adversaires s’affrontent sur une surface circulaire recouverte de sable et tentent de faire tomber leur rival en déployant des trésors d’habileté et d’ingéniosité, qui sont ici plus importants que la force brute. Ce sport se caractérise par la beauté de sa technique (« mañas ») et la noblesse de son esprit. Les plus grands lutteurs reçoivent le nom de « pollos ».

Artisanat

Artesanía en Lanzarote © Copyrights Christophe HissetteAvec le temps, les techniques de fabrication d’objets utiles à la vie quotidienne ont acquis le rang d’artisanat traditionnel. Il s’agit ici de la confection de nappes ou de tissus brodés et ajourés, de paniers tissés en feuille de palmier pour conserver les aliments au frais, ou de plats en terre cuite. Tías compte encore aujourd’hui plusieurs fabricants d’instruments à cordes, des luthiers qui conçoivent et fabriquent des « timples », mandolines, hautbois et guitares au moyen d’une technique méticuleuse et mathématique très appréciée des connaisseurs. Tías est également une terre de tisserands, qui fabriquent des gaines, des châles, des sacs à dos de pèlerinage et des costumes traditionnels sur leur métier à tisser. De nos jours, ils utilisent du coton, de la laine de mouton, du lin et des tissus synthétiques. Anciennement, on utilisait de la laine de chameau. Plusieurs artisans se consacrent également à la création contemporaine.

Gastronomie

GastronomíaMalgré sa simplicité, la cuisine de Lanzarote a donné naissance à une grande variété de plats combinant différents produits issus de l’agriculture sans irrigation ou de la mer. La gastronomie de l’île repose avant tout sur la pomme de terre, la patate douce, la viande (porc, chèvre, lapin et poule), les légumes secs (lentilles, pois cultivés, haricots verts, pois chiches et petits pois), les légumes de saison et le poisson, dont on fait des potages, du « sancocho » (ragoût), des « pucheros » (sorte de pot-au-feu) et des bouillons (de pommes de terre et vermicelles, de maïs, de poisson, etc.). Mais le plat le plus populaire et le plus célèbre de notre gastronomie est sans nul doute le « mojo ». Cette sauce, qui connaît différentes variantes et saveurs, est un élément indispensable du « sancocho » et l’accompagnement idéal de plusieurs autres plats.

Folklore

Timple Canario · absolutcanarias.comBien que le terme « folklore » définisse l’ensemble des traditions, légendes, croyances, coutumes et proverbes populaires, nous insisterons ici sur son aspect musical. Certains spécialistes affirment que le folklore musical des îles est né de la fusion des percussions aborigènes, de la musique péninsulaire (apportée par les conquérants et colonisateurs), et des contributions postérieures des rythmes des Caraïbes ramenés par les émigrés canariens. Le folklore musical des Canaries, aussi riche que varié, est le fruit de ce premier mélange de cultures, auquel sont venues s’ajouter les influences provenant des commerçants génois, juifs, flamands et britanniques ainsi que des flux migratoires entre les Canaries et l’Amérique. Au cours des XIXe et XXe siècles, les îles ont reçu l’influence de lieux aussi divers que l’Europe centrale et l’Amérique latine. C’est de cette époque que datent les valses, les « poleas », les mazurkas ou les « berlinas », qui étaient accompagnées par des instruments à cordes (guitare, timple, luth ou violon, entre autres) et font aujourd’hui partie de notre tradition musicale. L’Amérique latine nous a transmis ses habaneras, « décimas », « puntos guajiros » ou boléros, qui ont fusionné au fil du temps avec d’autres genres existants et ont trouvé leur place dans notre culture.

 

 

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